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Conjuguer cuisine et herboristerie - 2e partie

Conjuguer cuisine et herboristerie - 2e partie

Par Jonathan Léger-Raymond

Intégrer les plantes médicinales
Pour être consommées, les plantes mé
dicinales peuvent être transformées de multiples façons : poudre, infusion, décoction, huile, teinture, vinaigre, glycéré et jen passe. Commençons par aborder les modes d’utilisations les plus simples, soit les poudres, les plantes séchées, les infusions et les décoctions.

Plantes séchées et poudres
Pour accommoder vos besoins, les plantes séchées peuvent être réhydratées par le trempage ou bien broyées avant d’être saupoudrées sur un plat, comme les salades, salades de fruits, tartinades, terrines, viandes et marinades.

Infusions et décoctions
Pour obtenir une infusion, il s’agit simplement de verser de l’eau bouillante sur des plantes et les laisser tremper quelques minutes pour en extraire les constituants. Elles sont généralement préparées à partir de plantes séchées, à l’exception notable des plantes aromatiques qui sont meilleures lorsquemployées fraîches.

La décoction consiste à bouillir davantage la mixture, d’une dizaine de minutes pour les plantes plus tendres ou coupées en petits morceaux, jusqu’à quelques heures pour les plus coriaces. Les baies, comme laubépine, l’églantier, le genévrier ou le schisandra, font de savoureuses décoctions.

Les proportions à utiliser varient selon les goûts et les plantes utilisées. Habituellement, on utilise environ une cuillère à thé ou à soupe de plantes par tasse d’eau. Pour obtenir un dosage thérapeutiquement significatif, on doit généralement consommer l’équivalent d’une à deux tasses de  liquide par jour, ou plus.

Ce qui est intéressant et versatile avec les infusions et les décoctions, cest que vous pouvez remplacer leau de nimporte quel plat par une infusion de votre choix.

Ainsi, vous intégrez de nouvelles saveurs et des effets médicinaux à vos couscous, risottos, smoothies, soupes, végépâtés (essayez par exemple un mélange de cardamome et de gingembre) ou toute autre recette.

Quelques plantes médicinales qui se marient à votre cuisine
Voici une description des effets de plantes médicinales qui se prêtent bien à la cuisine et à l
’alimentation quotidienne :

Racine d’astragale, Astragalus membranaceus
Progressivement, l
’astragale tonifie le système immunitaire et augmente la capacité du corps à générer de la chaleur. Faites-la bouillir une demi-heure ou plus et servez-vous de la décoction comme base pour les soupes.

Feuilles de mélisse, Melissa officinalis
La mélisse, au goût lég
èrement citronnée, favorise le calme, la joie et le contentement. Fraîche, on l’ajoute en lanière aux salades de fruit. Séchée, on en fait une infusion que l’on peut mélanger aux smoothies ou aux bouillons, par exemple.

Racines et feuilles de pissenlit, Taraxacum officinalis
Les feuilles du pissenlit sont excellentes en salade, et la racine, tranchée et cuite, accompagne bien les viandes rouges et les ragoû
ts. L’amertume du pissenlit stimule les sécrétions digestives et entretiens la santé du foie. Quant à elle, la racine procure un effet prébiotique grâce à l’inuline, qui ne se digère qu’une fois dans l’intestin pour y nourrir certaines souches de bactéries.

Racine de réglisse, Glycyrrhiza glabra
Peu de gens connaissent la réelle saveur de la racine de ré
glisse, sucrée et très peu anisée. Puissamment stimulante et énergisante, la réglisse n’a pas son pareil pour adoucir la voix et soigner les ulcères gastriques. Sa décoction est délicieuse dans les breuvages et les desserts.

En conclusion
Je vous enjoins à explorer d
ès aujourd’hui les infinies possibilités culinaires des plantes médicinales. En seconde partie de cet article, nous aborderons d’autres plantes utiles en cuisine ainsi qu’encore d’autres manières de les apprêter.